Steve Jobs concluait son célèbre discours de début d’année à Stanford par une injonction venue du fond de son enfance :
Stay Foolish, stay hungry !
Restez fous, restez affamés ! Il faut savoir conserver, expliquait-il, cette envie dévorante, cette soif ultime de faire, d’aller plus haut, de tenter. Bien sur, c’est une attitude typiquement américaine, mais faut-il la rejeter pour autant ? Les américains osent tout, et surtout ils ont cet avantage sur nous d’accepter l’échec. Ils le reconnaissent comme une étape vers l’objectif, sans le marquer du sceau de l’infamie.
Alors oui, on peut se permettre de toujours aller de l’avant. C’est même un devoir. Aller de l’avant, ce n’est pas uniquement monter une entreprise, chercher à corps perdu une formule chimique miraculeuse ou s’inscrire à la Nouvelle Star. Aller de l’avant, c’est ce que je veux apprendre à mon fils : c’est viser plus haut. Comme ça, gratuitement. C’est se dire qu’on peut toujours s’améliorer. Un petit peu. Avoir encore un peu faim. Etre arrivé mais juste avancer encore d’un centimètre, avoir levé la barre mais ajouter simplement 250 grammes. On mérite d’aller plus haut simplement parce qu’on essaye d’y parvenir.
C’est simplement aller en soi et chercher le meilleur. C’est un petit pas de plus, tous les jours, parce qu’on n’est pas n’importe qui, parce qu’on ne se laisse pas bouffer par une vie qu’on se contente de regarder passer jour après jour. Tant qu’on avance, on est vivant ! Qui peut se dire “J’ai fini”, et ne plus chercher plus loin ? Personne, hormis un vieillard à son dernier jour.
Ce sont peut être de bien grands mot pour pas grand chose, mais c’est un état d’esprit qui fait la différence entre les acteurs et ceux qui subissent. Je veux que mon fils ait toujours un peu de folie et un peu d’appétit pour avoir envie, même quand il n’a pas besoin. Parce que, quelle que soit sa vie, je ne veux jamais qu’il dise ces mots désabusés que j’ai récemment entendus : “A quoi ça me sert la conjugaison ? Je suis jardinier !”










